Ce samedi 20 avril, une semaine après les manifestations qui avaient rassemblé plus de 1000 teufeurs et teufeuses dans les rues d'Evreux et de Mulhouse, s'est déroulée à Paris la Free Parade. Une quinzaine de chars et plusieurs milliers de Ravers ont défilé dans une ambiance festive, pour l'autonomie, le partage et contre la répression que subit la Tekno Libre. En effet le 1er mai 2009 l'état a saisi plus de 30 Sounds Systems en fRance pour une valeur estimée de 2 à 3 millions d'euros. Des centaines de personnes se retrouvent ainsi ruinées pour avoir voulu offrir des fêtes autonomes et non commerciales. Une répression sans précédent en près de 20 ans de Zones d'Autonomie Temporaire festives...
A l'heure du numérique, saisir le matériel sonore est une nouvelle forme d'autodafé !
A la fin de cette manifestation les Sound Systems ont décidé de prolonger la fête aux bois de Boulogne, pour une Fête de la Musique Libre puisque chaque année le droit d'expression est de plus en plus réduit lors des festivités officielles du 21 juin. Quelques centaines de personnes se trouvaient déjà sur le site lorsqu'une cinquantaine de policiers en tenues anti-émeutes et d'agents de la B.A.C. ont violemment charge la foule a coups de matraques. Les gens se sont alors regroupes pour protéger le matériel sonore et pour éviter les coups. Bien que leur réaction fut entièrement pacifique, la police a continuer les charges en usant de grenades lacrymogènes et de flash-ball, le plus souvent à tirs tendus et en direction du visage. Les personnes qui tombaient à terre se retrouvaient rouées de coups de pied et aspergées de gaz. Un handicapé, membre de Médecins Du Monde, fut même jeté hors de son fauteuil roulant avant d'être molesté au sol. Au passage les forces de police ont volontairement détérioré des véhicules de Ravers et le matériel de quelques Sound Systems...
La police empêchant l'accès aux véhicules, nombre de Ravers traumatises ont refuse de quitter les lieux sans leurs affaires. Une véritable chasse aux Ravers s'en est alors ensuivie sur plusieurs heures, des chiens furent lâchés sur les participant-es alors même que les Sound Systems étaient tous en train de partir depuis les premières charges. Tandis que les membres de Médecins Du Monde tentaient de soigner celles et ceux qui en avaient le plus besoin, les policiers ont interdit l'accès aux pompiers venus secourir les blessé-es. En plus des dizaines de blessé-es à déplorer, un grand nombre de personnes se trouvent en état de choc suite à cette longue nuit d'une violence inconcevable face à des jeunes qui dansaient paisiblement au bord d'un lac...